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Repris de justesse.

Parce que le deuxieme pas en vaut la peine!
November 01

Respi-ratio

L'heure elle, au moins, avance.
 
-
 
Ce soir, en rentrant la mine basse dans mon appartement,
j'ai dû étirer le  bras plus haut pour accrocher mon manteau.
 
J'ai marché sur ses planchers qui grincent comme on respire.
Je l'entent tousser la nuit, mon monde.
Souffler doucement entre les lattes de bois flottant,
à travers la poussière et les cheveux.
Une petite toux d'asthmatique.
 
Je me couche dans mon lit duquel je n'atteint plus le rebord,
perdu dans les mètres qui me séparent de ma taie d'oreiller,
recroquevillé dans le repli d'une couverture pesant plusieurs tonnes.
 
Les murs se gonflent et se contractent,
mon plafond se perd dans les nuages maintenant.
 
Mon monde grandit, s'élargit,
s'éloigne.
 
Le froid s'engouffre facilement dans les kilomètres de ma maison.
Tout ce vide.
Il ne faut plus se leurrer...
 
Plus possible de le combler seul.
 
September 22

Tout pour un ciel couleur espoir.

Un autobus bondé, heure de pointe.
Je vibre au rythme de la route,
je respire avec deux cent poumons,
la musique dans les oreilles.
accoté sur une vitre salie.
Gouttes de pluies,
gouttes de boue,
gouttes de vie.
 
Et là, petit, au coin,
la trace encore récente d'un sourire,
laissé par un doigt.
 
Ha!
 
Un sourire juste assez large,
juste assez pour entrevoir
Un ciel couleur espoir,
agrafé de gris, ça et là.
Un ciel couleur futur,
qui saura peut-être déteindre
sur moi, un peu.
 
Drôle de moment.
Ces secondes bizarres ou on arrive à se souvenir plus clairement pourquoi on souri encore parfois.
 
Se rappeler qu'on peut encore se surprendre.
Se rappeler qu'il existe encore des moments intouchés,
impeccables.
Purs.
Et que ces moments valent la peine de garder les yeux ouverts.
 
Se rappeler que,
contre toute attente,
on possède encore ce qu'il faut pour survivre, et, qui sait,
sourire.
 
 
*Ce texte est dédié aux anonymes qui, dans les détails, font un monde un peu moins froid.
September 10

Histoire d'erreur.

Il est tard.
Trop tard pour se coucher à l'heure.
Tant pis pour le travail.
Tant pis pour tant d'autres choses.
 
Tant pis pour l'équilibre durement acquis.
Il est tard, et je me tue de vieilles lettres d'amour.
Et tuer est un mot faible.
 
À chaque fois,
mes yeux passent un "toujours" un "parfait" un "à jamais",
les mots plongent,
vrillent ma chair jusqu'à une écoeurante odeur de brûlé,
éclatent mon plexus solaire en tordant les nerfs...
 
Je me fout par terre,
je ruisselle.
À genoux, à court de mots.
La vie vide.
Terreur d'un nombre que j'écarte parfois,
et qui revient, triomphant,
plus présent à chaque fois.
Plus réel.
Qui m'arrache quelques années à chaque fois.
Et un jour ne m'en restera plus.
 
Et un jour, j'abdiquerai,
comme tout ces foutus abdiqueurs anonymes, satisfaits,
et cette possibilité me remplis d'une innommable horreur,
viscérale, à me donner des hauts le coeur.
 
Forcé à me lancer, coeur perdu,
à aimer comme un imprudent,
terrorisé par le temps qui passe.
 
Peur que le coeur finalement se lasse et s'essouffle....
 
Et là...
Là j'aurai vraiment tout perdu.
Ne restera rien de ce que je suis, là, maintenant,
et je m'en fouterai. Mort.
 
Bientôt minuit.
Le minuit d'une autre journée exactement semblable et inutile comme les autres.
Le glas d'un rien qui prends des allures de tout.
 
Vous voulez me torturer?
Moi, c'est la solitude.
La solitude de ceux qui se sont risqués à promettre,
ceux assez imprudents pou avoir écris des "toujours", "parfait" et "à jamais".
 
Je me torture sur l'éthique de verser du savon dans une laveuse.
Alors survivre à l'amour et son absence...
je ne suis pas extrêmement bien équipé.
 
Alors, la prochaine fois que je serai parfait,
j'aimerais le rester, autant qu'elle le reste pour moi,
une fraction d'éternité.
 
September 08

Pêche et calories négatives.

Poisson.
Juste au cas ou on se demanderait.
Juste au cas ou ça vous intéresse.
 
C'est un signe.
Un signe qui résume bien ma position
dans tellement de scènes importantes de ma vie.
 
Celui qui glisse.
Celui qui cherche de l'air avec ses branchies mal adaptées.
Celui qui est prêt à remonter le courant.
Celui qui s'est si souvent noyé qu'il s'y est habitué.
 
C'est aussi mon signe astrologique,
allez savoir...
 
-
 
11h53
dirait ma montre si j'en avait une.
Un lampadaire illumine les alentours d'un orange visqueux.
11h54
et même si je suis en expansion, je suis détaché et petit.
On m'a détaché et petité.
11h56
 
Sur mon balcon, deux étages au dessus d'un balcon à un mètre du sol,
je me prépare. L'heure est parfaite, dit on.
 
Une canne un peu trop petite dans les mains,
un fil pas trop solide et emmêlé,
un hameçon émoussé aux bouts ronds.
Je fouille dans ma boite rouge vif pour un appât approprié.
 
À la pêche aux parfaites, on peut attendre toute sa vie,
ne jamais rien attraper.
Question de qualité d'appâts,
de saison, de tactique.
Jamais de bonne volonté.
 
Je cherchais un sourire renversant à piquer à l'hameçon,
il ne semble plus m'en rester.
Qu'un sourire un peu sincère, un peu brisé,
avec une tache d'ombre qui ne veux plus partir.
Peu importe. Je lance le fil.
 
La chute s'arrête à courte distance de l'asphalte.
Plus grand chose à faire, je pose la cane entre deux barreaux.
J'attends. J'écris. J'ai peur.
 
Je crois que ce serait vraiment nul que je la rate.
Ma parfaite. Question d'hameçon.
Est-ce que les parfaites se laissent attraper par les appâts médiocres?
Est-ce que les parfaites se laissent attraper par les appâts-rances?
J'attendrai.
J'aurai trente ans tiens.
J'aurai quarante s'il le faut.
Mais si tu es là et tu entends,
ne me fait pas attendre aussi longtemps.
Si tu es là et tu entends,
mord, et sauves-nous des mois d'incertitudes,
de malheurs inutiles
et de faux espoirs.
 
J'ai hâte de te rencontrer.
J'ai hâte de découvrir que tu es la bonne.
J'ai hâte de ne plus avoir envie que de toi.
 
-
 
Le flotteur, bouge une fois,
deux coups rapides et le fil abandonne.
 
Pendant qu'une adulte sans visage s'éloigne avec un de mes derniers sourires,
je rêve sur mon balcon.
Aveugle plein le coeur, sans chien, sans guide.
Juste un crayon.
 
Un crayon et un signe astrologique.
 
September 01

Pas de fleurs.

Mes clefs fonctionnent mal dans mon nouveau chez moi.
Je ne crois pas vraiment aux signes,
mais j'y fait attention.
 
-
 
Mes journées sont transpercées de beaucoup d'étrangers.
Pour une raison ou une autre, chaque personne croisée me fait sentir à quel point je ne les connais pas.
À quel point, si je mourrais, , je ne serait qu'une histoire racontée durant le souper.
Oublié en une semaine.
 
Alors, quand la mort ne fait pas lever de sourcils,
les blessures invisibles, pour elles, ne valent pas la peine d'être mentionnés.
Et je n'ai pas l'intention de crever pour faire lever des sourcils.
 
Comment j'en arrive toujours .
À être celui qui se fracasse la figure,
qui se rétablit lentement, pas de cachet,
pendant qu'un jeune premier prends le relais ou j'avais laissé.
Cascadeur.
Juste durant les scènes dangereuses pour se donner à fond.
Juste parce que je ressemble au héros, de dos.
 
...
 
Bien entendu, ce ne serait pas le héros qui se la taperait,
la scène de la moto en feu à 300 pieds dans les airs.
 
C'est moi.
C'est mes deux minutes de gloires.
Deux minutes pour que tout ça aie une apparence de perfection.
Pour qu'après l'explosion, les gens pensent qu'il est possible de s'en sortir avec les cheveux parfaits, le sourire étincelant.
 
Alors je vous éduque:
Exploser à 300 pieds laisse des marques.
 
Mais le film continue.
Et personne offre des fleurs au cascadeur
durant sa stupide convalescence.
 
C'est aussi bien ainsi.
Pensez quand même aux pauvres cons
qui se sont tués pour votre succès.
 
August 01

Nous, et tout ce qui ne vaut rien.

Ce soir, à l'exterieur de ce qui reste de mon appart en friche,
c'est les feux.
Feux d'états-uniens. J'aurais bien aimé aller voir.
 
À bien y penser,
j'aurais bien aimé beaucoup de choses.
 
Alors voila. 24 ans, seul à nouveau.
J'ai encore tout raté.
Et encore une fois, c'est pas de ma faute.
C'est ce qu'on me dit du moins.
Moi j'y crois pas.
Comme je n'aurais pas dû croire à ses je t'aime.
 
En fait, j'aurais dû être un crétin.
Vivre chez mes parents, avoir encore un soupçon de futur devant moi, ne pas l'aimer vraiment.
Alors là!
Là ç'aurait fonctionné!
haha
haha
hahaha.
 
Les nuits d'insomnie,
les mois froids et secs d'abstinence,
tes absences, tes mensonges, tes petits services.
Tout ce qui ne vaut plus rien.
Tout ce que j'ai enduré parce que je me disait que ça avait un but.
 
Est ce que c'est si plaisant?
Entrer dans ma vie pour me fouttre à l'envers?
Me brouiller la vue, me faire vous aimer à la folie,
et repartir en ne me donnant pas de raisons.
Mauvais timing.
Venir me détruire la vie, me regarder la reconstruire pour vous faire une place,
puis la laisser vide?
Me quitter avec des micro-remords, pendant que je m'arrache le coeur et la tête des années après vous?
 
Je vous déteste tellement.
 
Tellement.
 
Un autre chapitre de ma foire se clos.
Faudra que j'explique à mes proches que t'es plus là.
Faudra que j'ai l'air d'un con pour ne pas avoir de raisons.
Mais bien entendu, et comme depuis 5 mois, tu t'en fous probablement.
 
C'est pas grave si j'ai surmonté ma peur pour te suivre chez ton père.
C'est pas grave si je t'ai integré dans ma bande d'amis.
Et plein d'autres trucs d'apitoiement que je pourrais dire encore pour avoir l'air d'une victime.
 
Voyez? C'est ça.
Je suis démoli, mais dès que j'en parle,
non seulement je fait revivre toute mes inneficiences devant vous,
mais en plus j'ai l'air d'un triste idiot en recherche de pitié.
 
Je crois que c'est ce genre de trucs qui poussent les gens au suicide.
Pensez-y la prochaine fois que quelqu'un viendra vous voir déprimé,
parce que bien que vous croyez lui faire un service en l'écoutant,
c'est lui qui vous en fait un en réalité, en se mettant à nu totallement,
et en vous donnant le pouvoir de le détruire encore plus.
Parce qu'il existe encore de la confiance naïve dans ce monde de fous.
 
Et gràce à tout ce foutoir,
je vais m'arracher les cheveux durant des mois,
je vais perdre mon emploi parceque je n'y ai plus le coeur,
et que mes pillules d'handicapés ne m'empêchent pas de penser à toi,
je vais me refermer dans une solitude complète,
moi seul, et quelques films pour me déprimer d'avantage.
Je suis déprimant comme prophète, mais j'ai malheureusement souvent raison.
 
La prochaine fois que tu tombera en amour,
rends-lui un service,
frappe-le dans les noix et vole lui son portefeuille à la place de sortir avec lui,
vous en sortirez tout deux gagnants!
 
...
Je me réserve le droit de ne jamais avoir cru au dernier paragraphe,
mais ça fait tellement de bien de pouvoir l'écrire.
 
Alors voila, tu me tue.
Tu t'en ira vivre ta vie, tu t'en voudra pendant quelques jours,
et puis, tu t'en fouttra.
 
Mais, je vais t'avouer la vérité.
Je n'ai jamais existé en fait.
Tout ce que j'ai fait, c'était pour te faire plaisir,
alors en partant, tu ne me blesse pas vraiment.
c'est pas comme si tu devais avoir des remords de conscience.
C'est pas comme si tu devais me traiter comme un vrai humain,
c'est pas comme si tant de gens l'avait fait avant toi.
C'est pas comme si je l'avait pas tant subi que je me suis pas habitué.
 
Tu me laisse en ruines.
Les gens me diront "allez, ressaisit toi"
et je voudrai les tuer.
 
Alors voila le total.
Y'a toi, y'a moi.
Pas d'addition.
 
Y'a nous,
et tout ces autres trucs qui ne valent rien dans ce monde.
 
Ne pense pas que le temps passé avec toi ne valait rien.
S'il ne valait rien, je ne me torturerais pas pour toi sans raison pendant les prochains mois.
 
Mais quand même.
En ce moment précis,
je suis un humain régulier,
et j'aimerais encore être dans cette brûme de terrain vague,
et donner un gifle à ce crétin qui nous à présenté.
 
Ça passera.
Tu passera.
En attendant, je m'arrangerai pour rester loin de certains objets tranchant..
 
 
July 10

Être un crétin.

Moi,
je m'abreuve dans un oasis asseché.
 
Pas brillant, je sais.
 
Mais, quand on est un humain,
un humain qui a besoin de boire,
peu de choix.
 
Je prends une poignée de sable brûlant qui écorche mes mains.
Je l'approche lentement de ma bouche. J'appréhende.
Il faut bien vivre. Je le mâche.
Parfois, j'y trouve un peu d'humidité.
 
À deux pas de mon désert, il y à un stand à crème glacé.
La fille au comptoir me fait des clins d'oeils.
 
Je doit être sa clientèle cible.
Je me dit que ce serait simple, je n'aurais qu'à me lever,
m'assurer de ne pas avoir de caillou entre les dents,
sortir ma carte.
Une crème glacée fraiche. Deux boules. Vanille douce.
 
Mais non, j'ai de la mémoire.
Il y à déjà eu un oasis ici, j'en suis sur.
Il n'y à plus aucune trace visible nulle part, mais je suis quelqu'un de fidèle.
Je me fouttrai du sable dans la bouche jusqu'à ce que je trouve un filet d'eau,
ou jusqu'à ce que j'en crève.
 
Dans tout les cas, c'est l'oasis qui s'en sort gagnant.
 
 
June 09

Dépoussieré.

Parmis les vieux textes que je possède, j'ai trouvé celui-ci.
Il à déjà été utilisé pour séduire une fille que je ne savait pas que j'aimais.
 
Un texte de deuxième-main, à peine lu.
Durant une soirée douteuse sur msn, je lui ai improvisé ceci.
C'est pas excellent, mais ça représente beaucoup pour moi.
 
-
 

Tient, en t'attendant, je vais essayer de t'improviser une histoire...

 

Bon... voyons voir...

Il était une fois, il y à très très longtemps, dans un pays très très lointain, un jeune garçon qui se nommait Émilie. Émilie était pauvre et s'occupait de sa mère malade.

 

Chaque jour, Émilie mendiait devant le centre mondial de commerce, dans l'espoir qu'un généreux actionnaire (ou une généreuse actionnaire, il n'était pas trop sexiste) lui donne une petite action, qu'il arroserait tout les jours pour la faire grossir.

 

Un bon matin. Émilie était évêché comme à son habitude sur le pavé, quand un homme mystérieux lui apparut. Il était vieux et sentait la fraise. Il se pencha, et laissa dans sa casquette, non pas une action, mais bien une ampoule, 100 watts, qui semblait très vieille.

 

Comme la journée touchait à sa fin, Émilie partit vers sa chaumière, dans le cartier mal famé d'Outremont.

Arrivé au pas de la porte, sa mère gémissait (comme le font souvent les mères malades qui gémissent). Comme le soleil se couchait, il commençait à faire plutôt sombre dans la chaumière, ce qui obligerait le petit Émilie à enlever ses lunettes fumées top tendance.

 

Refusant cette éventualité, il prit l'ampoule poussiéreuse donnée par l'homme à odeur de fraise, et la vissa dans un trou-à-ampoule-qui-n'a-étrangement-pas-de-nom-en-français. Comme elle était poussiéreuse, il l'essuya du revers de la manche de son polo sport.

Une fois, deux fois, trois fois.

Et à sa grande surprise, une fumée mauve s'échappa du bulbe pour se former devant lui. C'était un Gêné! Une de ces étranges créatures dont les légendes orientales parlaient. Émilie sautait de joie.

 

Le Gené, gêné, rougit. Il se sentait ridicule dans cet accoutrement vaguement arabe. Mais voila, c'était un travail qui payait bien, et qui donnait une excellente assurance médicale et plusieurs semaines de congés par année. Il prit un air un peu plus professionnel, et parla d'une voix fluette:

Je...je suis le gêné de la lampe... je... je suis désolé de vous avoir surpris, c'est pas tout à fait dans mon habitude.


Émilie avait les yeux ronds, les Gênés (et c'était bien connu) étaient tellement désolés de déranger les gens qu'ils leur offraient quelques veux (à l'humeur) pour s'excuser. Sa chance tournait enfin.

-Ouais ouais, le coupa Émilie, alors combien de vœux tu m'offres?

-Euh... je... euh, répliquai le Gêné, ... je suis autorisé à vous en permettre un... non deux!

Mouais, pas mal. Émilie considérait ses options. Il y avait sa mère malade, mais aussi... Ahh, aussi, il y avait Paul, la jeune princesse du royaume, qui l'intriguait beaucoup... Il... Oui, il en était follement amoureux! Elle serait son premier vœu.

-Bon, Gêné?

-Euh... Oui, quoi?

-Faite que Paul tombe follement amoureuse de moi.

 

Il se tordit les mains. Ce n'était jamais un bon signe chez les Gênés, ça indiquait qu'ils hésitaient à dire quelques choses.

 

-Alors quoi? Qu'est-ce qui a?

-Ben... je, hésita le Gêné, je peux pas faire de vœux par rapport à l'amour...

-Quoi!?

-Ben oui, on est un peu limités, comme... comme les films de Disney.

-C'est absolument idiot!

-Désolé...

Émilie repensa à ses options, qui diminuaient. Il faudrait alors la faire tomber en amour avec lui.

-Gêné!

-euh...

-Transforme-moi en prince.

-Euh, lequel?

-Je ne sais pas, moi en prince!

-O.K, je... je vais essayer.

 

Pouf.

 

Dans sa main, un sceptre, sur son dos une cape de velours pourpre. Une couronne. Ça y était, il séduirait Paul. Il remercia le Gêné et lui dit d'attendre pour son deuxième vœux.


 

Le Gêné, retourna sagement dans sa lampe. Émilie, ragaillardit, sortit de la chaumière, avec la ferme intention de trouver l'amour.

Il ne regarda pas de deux cotés de la rue, et se fit écrapouttre par un chauffard pressé d'aller porter son billet de Lotto gagnant. Ce qu'il ne fit pas, car il se fit enfermer pour conduite dangereuse.

 

La maman d'Émilie guérit rapidement, car elle était finalement allergique à son fils, et eu une carrière très prisée de danseuse-chorégraphe.

Elle vécu heureuse, et n'eu plus d'enfants dû à son allergie.

 

 

Fin

May 29

Et altruiste.

Ou ils se cachent ces gens?
Ces gens qui savent rendre la pareille,
ces gens qui savent s'oublier l'espace d'un mensonge,
Qui prennent plaisir au plaisir de l'autre.
 
Race mourante ou eteinte?
 
Affichez vous!
Martyrs et bienfaiteurs,
altruistes souriant.
Affichez vous, ceux qui, comme moi,
font de "malgré tout" leur mantra.
 
Les transits, les amoureux, les maladroits.
Les oubliées, les passionnées, les gaffeuses.
 
Faites moi un signe de vie,
que je ne me sente plus si con.
Si con et si seul.
 
 
May 15

Dernière terreur et chance aussi.

Tout droit d'un paradisiaque enfer, humide,
créé de toutes pièces.
Un enfer légo.
Signé Thomas.
J'en suis pas fier.
 
Je peux le vendre si vous voulez.
 
Sorti tout droit d'un enfer mou,
attendri par le temps,
la masse des jours émechant le merveilleux.
Animé par la plus pure terreur de la décrépiscence, de la rouille, du terne.
 
Y'a moi.
Tout simplement moi.
 
D'un coté, il y a mes vieux textes,
qui parles de fantômes de merveilles, d'espoir idiots,
de naivetée rébellieuuse, de personnalité intégrante,
intégrée.
D'un autre, il y a le moi des jours nouveau.
Le moi mou. Roi moi. Mou roi. Roi mort.
La langue pâteuse, les doigts vitreux.
 
Sorti d'un enfer même pas horrible par une télésérie.
François en série.
Vous regarderez, c'est très mauvais.
J'ai adoré.
 
Débrumé et étourdant, je reprend possession de mes mains.
J'utilise leur protubérances pour faire les comptes.
 
Un doigt pour chaque plaie d'égypte moins deux.
 
Un amour saoûl, froid, terne. L'ombre d'une mémoire d'un rêve de bonheur.
Je suis pas courageux, mais je ne suis pas de ceux qui abandonnent si facilement.
Comment souffle-t'on sur des braises?
Comment transformer quelqu'un en personne heureuse et altruiste et heureuse?
Y'a peut-être pas vraiment de solution, pas de formule.
Ou est la chimie quand on à besoin d'elle?
 
Un futur caché par la brume soupe de pois du présent.
Je suis allergique aux légumineuses.
Tout de même, je divine. Je devine.
Des béquilles chimiques, de l'argent en papier, une maison en bois,
un sourire?
Ouais, ça serait fou.
J'accepte.
 
Et puis, je laisse mes doigts d'égypte tranquilles.
Mes autres plaies semblent maintenant bien petites.
Deux c'est bien assez.
C'à toujours été bien assez pour moi.
 
Alors, voila moi!
Mollit par le temps terne, les yeux moins brillants, la peur forte,
les bas dépareillés.
 
Mais résolu.
 
À faire du bonheur pour moi seul,
car donner ne sert à rien si on en retire que de la fatigue.
J'aimerais beaucoup que ce bonheur passe par toi.
Ça tomberait bien; Je t'aime.
Je connais les étapes.
Je soufflerai les flammes, encore,
mais j'arrèterai avant la nécrophilie.
 
Voila.
C'est tout.
C'est moi.
C'est tout moi.
 
Je t'aime.
Et je suis à prendre ou à laisser.
 
May 07

Comme je meurs bien.

Le temps hésite entre un jour et l'autre,
sur le point de basculer dans le futur, des secondes emmêlées.
Non, retient-toi!
Tout est mieux maintenant.
Tout est mieux hier.
 
Il bascule quand même.
Tant pis,
j'y peux rien, au fond, si personne écoute mes conseils.
Personne,
même pas moi...
 
-
 
À qui on en veux quand il n'y à personne à blâmer?
Quand on ne peut se résoudre à forcer les coupables à prendre la responsabilité?
Quand on aime le coupable jusqu'au silence,
jusqu'au martyre,
jusqu'a l'idiotie la plus totale.
 
Vas-y, vas-y, tue moi. Je t'aime.
Tue moi, je t'aimerai quand même.
Non non, t'inquiètes, je peux le prendre,
tue moi pour ne pas avoir à penser.
Tue moi avant que tu réalise.
Je peux le prendre.
 
Je peux.
Je dois?
 
J'échangerai des mois d'insomnie contre des faux sourires furtifs. J'échangerai des remords de conscience contre un baiser qui se veut passionné.
 
Vous inquietez pas, je prends tout ça. Les remords,
le temps perdu, la torture d'une nuit blanche.
Et je perd toujours au change.
Toujours.
 
 
Une jeune fille m'a dit un jour que maintenant c'était fini,
qu'elle me redonnerait un peu de ce qui m'a été interdit.
Je suis naÏf.
 
Un an encore.
Un an à souffler enfin. À me dire que c'est fini.
Je n'ai plus à chercher, on me l'a donnée en cadeau,
et que si j'y fait attention,
que je l'écoute, que je me dévoue,
ce sera la dernière que j'aurai jamais besoin.
 
Défaut de fabrication je suppose.
 
J'en ai quand même incroyablement marre de faux espoirs,
de mensonges dit pour me fermer la gueule,
de mensonges qui sont des vérités au départ.
 
Peut-être que je me trompe.
Peut-être qu'elles me rendent toutes un incroyable service
en décidant de m'aimer.
Peut-être que je suis si tant tellement détestable en croyant bien faire,
que je doit payer encore par dessus,
et encore par dessus ça...
 
Bah. Au fond, en me relisant plus tard,
je me dirai que je dramatise,
je me dirai que je suis un idiot.
 
Mais entre certains mots,
entre certaines lignes,
il existe juste assez de vérité.
Juste assez pour savoir avec certitude,
que je ne suis pas fou,
pas encore,
et que je peux encore en prendre.
 
J'empourpre, parceque malgré tout.
Malgré tout ce que j'ai lancé dans sa direction,
parmis tout ça,
il n'y avais pas assez.
Pas assez d'elle, d'elle et d'elle.
 
Elle qui m'avait promis de régler les dettes du karma.
...
Je me serai creusé ma tombe avec sa pelle.
Peu importe au fond.
 
Je survis.
Je survis toujours.
Tu verras,
tu verra quand tu me tuera.
Je meurs si bien.
 
J'ai eu tant de pratique.
Mais je ne savais pas que je me préparait pour toi.
 
Je t'aime, mais tu le sais.
Tout le monde sait.
Tu devrais m'écouter lorsque je te le dit.
Tu devrais m'écouter quand je te le chuchotte.
Tu devrais m'écouter.
 
Se sauver rêgle parfois les problèmes.
Rarement, mais quand même.
Va fabriquer tes erreurs.
Assure-toi seulement de ne pas devenir une des mienne.
 
 
April 20

Hermétique

Devant mon ordinateur portable,
je me demande combien de ce que je possède l'est aussi,
portable.
 
-
 
C'est petit et transparent, surtout petit.
C'est un sac zip-lock, pour garder la fraicheur,
quand la fraicheur est tout ce qu'on à.
 
Pour un sandwich bof le midi, c'est parfait.
Pour un muffin dur mangé à la va-vite,
pour des légumes un peu secs.
Un sac zip-lock, pour des trucs un peu moches qu'on garde pour un moment ou il n'y aura que ça à manger,
que ça, en attendant quelque chose de mieux.
 
Ma vie dans un sac zip-lock.
Ma libido dans un sac zip-lock.
Ma tête dans un sac zip-lock.
Tout ça dans un sac zip-lock, les doigts croisés pour que ce soit encore bon à consommer plus tard.
J'arrive pas à voir si j'ai une date d'expiration dans le dos.
 
En attendant le printemps, je gobe des pillules d'intelligence
qui me font réaliser à quel point je suis idiot sans
et qui me mettent du coton dans la tête.
Brillant et fluffy.
 
Mon soleil a peur des ombres qu'elle projette sur les petites choses.
J'ai peur des petites choses qui savent faire peur au soleil.
 
Alors, dans un élan d'arrêt immobile,
je scèle le tout dans du plastèque cheap,
D'un coup de doigt, je zippe,
je loque.
 
Et voila.
On étouffe un peu,
on est serré, moi elle et mes peurs.
C'est pas trop grave.
 
Une vie zip-lock est plus simple à transporter.
 
Au cas ou on devrait se sauver un jour...
 
March 29

Être deux à deux.

On se cherche tous quelqu'un pour être un.
Pour arrêter d'être brisé.
Que le casse-tête s'arrête avec une dernière pièce qui les fait toutes tenir.
Une pièce qui à un nom.
 
La vie nous donne des petites pièces de vérité de temps en temps.
Une à la fois, qu'on puisse pas avoir de vue d'ensemble.
 
Peu importe l'amour qu'on porte,
peu importe les attentions données.
Ce qu'on donne n'est jamais repayé au centuple.
Les idioties, les mots violents gratuits.
En empilant des moments sincères on se construit une tour de babel,
là ou personne se comprend jamais, là ou personne ne réussit jamais à oublier qu'un n'est pas le plus grand chiffre.
 
La base est forte, un mortier dur.
Le vent vient toujours frapper les petites faiblesses.
 
Quand l'irrégularité frappe, la tour prend vie, et s'entortille,
penche d'un coté,
puis, encore du même coté,
puis, encore du même coté.
 
On à beau se reculer, avoir une vue d'ensemble sur notre création.
On à beau se faire mentir, se dire que c'est parfait.
Y'a toujours quelqu'un avec moins de coeur qui décide qui peux y avoir plus pour elle.
Et qui mine, des petits actes par-ci, des failles par là,
des violences partout, mais petites.
Pas assez pour abandonner la tour, pas assez pour jeter l'éponge,
juste assez pour courber l'échine, dire que ça va passer.
 
Ça passe pas. Ça passe rarement.
Ça casse.
 
Avant de se corrompre et de décider de ne plus endurer,
l'élastique qui plie, qui tire.
Les sons qui brûlent.
 
L'amour qui se vide et le sonne,
le désir qui s'éteint et routine,
les "je" qui repeuplent les phrases.
 
J'ai mauvaise mémoire, on peut l'utiliser contre moi
facilement.
J'ai que de la sincéritée maladroite.
Tu me diras non, je ne pourrai pas répondre.
Je ne me souvient plus,
je ne peux pas nommer d'instant, d'instinct, de dates, de fois...
J'y était peut-être. Tu peux dire non aussi.
 
Alors on fait quoi?
Pelle et ciment dans les mains, devant notre tour qui plie?
On fait quoi?
 
On attend?
 
February 20

Carton.

Aimer quelqu'un, c'est aussi laisser une personne s'approcher assez pour se faire blesser.
 
Voyez, au début, j'ai cru que l'amour pouvait exister sur la simple base qu'il y avait de l'amour.
Fou, non?
Apparemment c'est pas assez. Je recevrai pas le crédit qui m'est dû. Le si peu de crédit qui m'est dû.
Le si peu de fierté qui m'appartient, il faut que je le donne à chaque fois,
trop lourd à porter je suppose.
Ne me reste qu'un peu d'amour assoifé, donné aux compte-gouttes. Un battement d'oeil, des lèvres tièdes.
Être moi n'est pas assez. Si on me tourne autour trop longtemps,
on peux se rendre compte que je suis en carton.
En carton mouillé. En carton mouillé qui sait pas quoi faire,
Ou qui sait exactement ce qu'il faut faire et qui n'a pas la force d'agir
parce que je suis en carton.
 
November 29

Un printemps.

Un soir comme ça.
Le soleil est de l'autre coté de la planète
et c'est comme ça qu'un blogue meurt.
Tout seul, dans sa poussière.
Trop de jours heureux, pas assez de musique pour m'obliger à écrire.
Pas assez de tragédies pour le regarnir.
Une vie trop remplie de majuscules, de virgules, de souffle court, de soirées mornes et d'impuissance.
Je suis heureux. Je sais. Je sais juste pas trop.
Là, maintenant. Vraiment?
Oh. D'accord.
Si on le dit.
Mais je tousse encore un peu.
Et ma vie tousse encore un peu.

Elle est là, depuis presque toujours il me semble.
Récemment, elle n'est devenue que ça,
là.
Elle sourit vide. Et ça me décapite.
J'ai les yeux trop mous pour voir
que le bonheur des autres me fuit toujours.
Elle s'attarde tout de même avec moi,
pour toujours on se dit.
On s'attarde. Mais elle est pas heureuse.
Elle est que là.
Jamais.

Alors entre des nuits de fièvres sans magie,
des jours gris de travail inutiles,
et le labeur acide et dru de l'université,
je n'ai pas vraiment de sourire pour me garder en l'air.
Juste des dents.
Juste des amis un peu à la va-comme-je-te-pousse.
Juste des journées à saveur de routine réchauffée.

Je sais comment elle se sent.
Je suis pareil, comme toujours,
sous mon sourire y'a pas toujours de sourire.
Mais il est là et il est vrai
et faux, mais aussi vrai.

Alors je rajoute une petite tragédie à mon blogue.
Des tragédies de tout les jours qui veulent rien dire pour personne.
C'est pas grave, je vous en veux pas.
Je suis content.
Vraiment.


September 20

Blogue à part.

23h18.
 
Ma vue a changé.
Je vis dix mètres au-dessus du sol.
À l'extérieur, des tours faites en maisons et en gens cachent la vue,
une Ronde morte à l'horizon,
une amoureuse endormie dans mon lit.
 
Et maintenant?
Je n'ai jamais désiré plus que ça,
l'amour, la stabilité, les amis.
Et ça y est?
J'ai gagné?
 
Déja?
 
Je suppose que je devrais vouloir plus,
mais non. Je me complais. Complet.
Bizarre.
Je m'attendais à plus de compétition,
mais la vie m'a vraiment tout donné sans compter.
Les bonnes douleurs, les bons bonheurs,
un cerveau assez affûté pour comprendre que tout est bien,
tout va bien.
 
Content?
Oui, bien sûr, qui serait assez fou pour ne pas l'être.
Je sais que je suis assez vrai pour me permettre de croire aux toujours qui flottent dans le brouillard de mes mots.
 
Le travail devant moi me semble si simple,
que même moi, même en m'efforçant,
je ne pourrais pas rater.
 
Un proverbe chinoisponais dit:
"Si quelqu'un te fait du tort, assieds-toi près d'une rivière et attends de voir passer son cadavre".
 
Je ne peux m'empêcher de penser,
que si je suis aussi comblé,
c'est peut-être parce que je me fous des cadavres.
 
Je me fout des cadavres.
August 08

Journal d'un noyable.

Comme tout a une fin.
 
Jour 13, suite et fin.
 
Parce qu'on est tous noyables et qu'on flotte tout de même
parce que le liège est un peu plus léger que la liesse
que même les sourds calverts s'endurent
et que tout finit toujours par se replacer.
 
Sinon, vous ne liriez pas ceci.
August 04

Journal d'un noyable.

22h22, mes yeux clignent.
Je fais un voeux, c'est ce que les gens font à 22h22.
Comme il n'y a rien qui se passe,
Je bâille, j'accote ma face sur un poing.
j'ai la joue qui remonte dans un oeil.
 
Étrangement plaisant.
 
Je compte les secondes avec mes doigts,
je manque rapidement de doigts.
Et si...
 
Jours 6 à 8
 
... Et si les jours filaient,
et que la vie passait si vite qu'un résumé serait assez.
Quelques scènes, un commercial, un générique.
 
De longues nuits d'études, d'amour et d'ennui.
Elle caresse son ventre. Je travaille. Les enfants.
Un devient génial, l'autre...
Le travail. Je les aime.
Le travail, ils partent. La maison
Les dents qui tombent, le parchési, les blancs cheveux et les jours gris
l'amour pour se prouver qu'on peut encore,
qu'on vit encore dans ces momies de corps.
Et puis c'est tout. Je meurs d'une maladie qui fait mal.
Elle vie quelques années encore et meurt à son tour.
Je me surprend à espèrer que le dernier qui part meurt d'amour.
 
Entre tout ça, une annonce pour une nouvelle buick hybride familiale quatre portes sans interèts avant 1 an.
 
"Un autre humain est enterré ici,
parce qu'il n'à rien trouver de mieux à faire que de mourir comme les autres."
 
Jusqu'où va le libre arbitre?
C'est quoi mes options?
 
Funérailles pour vicking.
 
August 01

Journal d'un noyable

Les doigts qui tournent la page
vont rapidement me gratter le nez.
 
Jour 4 et 5
 
Blam.
Plus de maison.
Rappelez moi de signer des bails.
 
Maintenant mon temps est divisé entre m'ennuyer d'elle
et découvrir à quel point les loyers sont horribles à Montréal.
 
J'ai appris à me construire un chez-moi avec peu,
voyons voir si j'ai encore le tour.
July 30

Journal d'un noyable

Dix,
c'est le chiffre chanceux d'aucune culture.
 
Jour 3
 
J'ai mal au cou à force d'écouter la télé,
j'ai mal aux jambes d'être aussi statuesque.
L'ennui,
c'est la vie en slow-motion
mais que les moment plates.
Yé.
 
Faut-être patient je suppose,
juste s'asseoir, passer le temp
le temps d'un retour sans avions qui explosent.
Je m'en fait trop.
 
Les jours de pluie,
je m'en fait à savoir si elle s'en fait.
je m'en fait pour les proprios qui augmentent les loyers,
et les frimousses lointaines.
 
Aïe.
 
Les jours gris
July 29

Journal d'un noyable

Lentement, je me rends compte qu'il faut si peu pour beaucoup
et ce qu'un souffle pourrait tuer.
Tout est si immense...
 
Jour 1 (nuit) et 2
 
Première insomnie depuis longtemps,
c'est bon, ça aide.
Un lit, c'est si fade.
 
J'offre du bénévolat à mon patron,
je suis déjà exploité, mais je surenchéris.
Tout pour que treize jours passent plus vite.
 
Mon 25 minutes a peu aidé...
Les mensonges rapides pour justifier des absences non plus.
 
Toujours noyable, mais passivement,
je m'ennuie d'elle comme un amputé s'ennuie de son membre,
du moins, ce que je m'imagine être ce genre d'ennui.
Ça fait pas mal,
juste vide,
juste meh.
 
Je dis noyable mais je sais super bien nager,
je flotte, je fais l'étoile,
j'ouvre les yeux sous l'eau,
je ne bouche pas mon nez.
 
Trop fort, Tho.
Trop fort...
 
Marcher sur l'eau
 
July 28

Journal d'un noyable.

Il pleut à toutes les dix minutes,
et elle part avec le soleil.
 
Jour 1
 
Bon, pas vraiment jour un,
disons un quand même, pour la compréhension.
Jour un parce que la Malaisie c'est loin.
 
-
 
Y'a des barreaux à ma fenêtre,
des barreaux qui m'oblige à avoir chaud.
Et puis y'a une fille.
Y'a toujours une fille non?
(ou un garçon, chacun ses tares)
Une fille qui fait sourire et qui réchauffe,
mais qui est absente pour quelques jours.
 
Noyable.
 
Et puis je réécris lentement,
très
lentement.
Je réapprends.
Un pied, un mot, une faute,
une autre fautre.
 
Backspace, mon meilleur ami.
 
Mon chandail de lin est trempé
et je m'éparpille toujours autant.
 
Mais j'écris toujours.
 
De liège
July 05

Dans ma bouche

Trois heures du matin.
Trois heures du matin et heureux.
C'est pas tout à fait l'abandon du bonheur, je vous rassure,
juste que mes doigts passent plus de temps dans ses cheveux ou sur son ventre
que sur mon vieux clavier.
Les textes que j'avais dans ma tête sont maintenant un peu plus souvent dans ma bouche,
moins ici.
 
Ne plus avoir à se plaindre est un peu paralysant, je l'avoue.
...faudra trouver autre chose.
Jusqu'ici je suis retombé sur mes pattes,
une fois de plus,
ça, je sais faire.
 
Sourire est trop facile,
abandonner aussi.
 
Je trouverai bien,
laissez-moi un instant pour me remettre du choc
de me faire rendre mes sourires
laissez-moi juste un instant
pour reprendre du génie.
June 09

Deux.

Combien d'obsèques neigeuses?
Combien de compromis devant ceux qui avaient le pouvoir de blesser ceux que j'aime?
Combien de courbettes aux sourire nacré?
 
Bah, pas trop.
Je dis juste ça pour avoir l'air poétique.
Ça marche?
C'est ce que je me disais.
 
Poétique mais un peu vrai.
 
Le temps est lent quand le futur est si près,
les pages sont longues à tourner,
la vie est parfois un de ces livres blindé, cartonné
ceux qui laisse des coupures,
ceux qui résistent aux taches de café.
 
Mais quand on est deux à tourner la même page,
alors là!
Dès qu'on est plus qu'un à travailler sur un même truc,
sentir qu'on travaille sur un petit truc tout de même plus grand que nous.
 
Deux. Deux, le chiffre qui est plus que un.
Plus limité par le un,
manger, dormir, déféquer, travailler.
Non,
deux.
Deux comme dans amour,
deux comme dans abstrait,
deux comme dans Geneviève.
 
Deux qui est tellement tellement plus que un.
 
En fait, vous avez sûrement une idée de deux.
Tout le monde à déjà été deux,
ou en ont au moins une image biaisée véhiculé par les médias de masses,
y'a pire.
Mais vous savez.
 
Alors rien, je suis libre,
moi, enfin, et tout ce qui va avec,
le bonheur et la misère et la peur,
je prends tout.
C'est immense tout ce qu'il y a à prendre quand on tend la main.
 
Y'a des problèmes, des problèmes que je connais mal.
Des problèmes de deux.
Mais comme on est deux,
ouais, c'est exact.
 
Tout va si bien qu'il n'y à plus rien à expliquer,
et ça me fout au visage le fait que j'ai plus rien à expliquer
parce que je sais absolument rien.
Alors je vais aller apprendre,
quoi, je sais pas.
L'amour, la vie, elle, moi.
On sait rien à deux et on est plus fort que tout.
Trop d'espoir? Peut-être,
mais...
Mais si ça marchait?
 
Je vous jalouse et vous envie,
mais pas autant que je me jalouse et m'envie en ce moment.
 
Aimez vous,
ne serais-ce que pour voir qui se cache dans votre peau.
 
Deux
June 05

Fantabuleuse

Comme je vole bien, alourdi de petites peurs.
De petites peurs insipides.
La petite terreur de perdre le bonheur est plus légère que la grande de ne jamais trouver.
Voler soutenu de douces mémoires
récentes images douces. Tu m'enlaces, tu m'envole.
Je me dis que je te mérite pas. Je me tais.
Tu me brûles le coeur et je t'aime.
 
Des elle plein la tête, c'est facile de jamais toucher sol.
Je suis tellement moi que ça me fait peur.
Que fait un homme libre?
Rien, je sais pas.
Commençons par l'aimer pour la vie.
Après, on verra.
 
J'invente des petits mots qui n'existent pas assez
pour lui dire comme je l'aime.
Parfois j'en manque, j'en vole, j'en soude.
Parfois, je t'aime
le reste du temps, je t'aime.
 
Tu me libère et je t'aime hors de ma cage.
Plus d'apnée, plus de peur,
plus d'amour flous et douloureux.
Y'a toi,
y'a une infinité de choses sans noms.
Je trouverai la façon de les nommer,
ou te faire comprendre doucement qu'ils existent.
 
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Thomas Fortier

Occupation
Location
Interests
J'ai des cheveux et un visage.J'adore porter des vêtements.Sans être violent,j'aime fouetter des chats ou des oeufs.Je ne suis pas en papier.J'ai déja vu un cheval mais je n'ai jamais mangé un être humain.Je suis autodidacte. J'adore me coudre une histoire fantastique a l'aide d'étoffes de soi, de fou-rires bien chaude et de dents-d'elle soyeuses.

Donneur d'idée et crivain embryonnaire, c'est moi.
La liste des diverses chansons que j'écoute durant l'écriture. Plusieurs textes n'existeraient pas sans elles. À écouter durant la lecture, si le coeur vous en dit.
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Propositions

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Te lire est un plaisir, mais, ce qui m'étonne à chaque fois c'est ta vision si particulière du monde. Là ou l'on ne sens qu'un mouvement dans le vague, tu y vois un tableau animé et multicolore. Ta sensibilité transpire en chaque détail.  Tu es un artiste, j'en ai bien peur...
Sept. 24
Carole Petitwrote:
 
Tu as tord Tho. 
Je ne t'offre pas de fleurs ...  mais l'abre au complet
@mitié, C@role.
Sept. 1
Picture of Anonymous
Geneviève wrote:
Incroyable, ton blog.
Tu sembles souvent inspiré dans le transport en commun... Durant ma première expérience en solo dans le métro aujourd'hui, j'y pensais et me disais que c'était presque absurde.
Et pourtant, c'est ce qui fait le charme des artistes. Utiliser le plein potentiel de chaque chose et en faire quelque chose de beau.
Tu as un don et un talent que j'envie.
Chéris-le et prends en soin.
Apr. 19
Carole Petitwrote:
  
    Impossible d'être en désacord ....
    Merci Tho,  j'apprécie ton commentaire.Photobucket
    @mitié,
     C@role
Apr. 16
angy asselinwrote:
Clin d'oeilGénial ton space!!Tu peux aussi venir voir le mien,si t`as rien d`autre à faire lolll...Amitier...AngyRose rouge
Mar. 23
Carole Petitwrote:
 
  Bon, bien salut....
                              Je devrais te dire bonne nuit...
  car la nuit semble etre ta saison de vie.
  Est ce que ca va ?  j'ai un peu de difficulté a suivre tes écrits, tes idées ...
  De quoi je me meles !  .. lire tes mots si bien choisis devrait m'etre suffisant.
  Alors, bonne journée, bon repos.
  Amitié, Caro.
 
Dec. 1
Carole Petitwrote:
  
     Faut croire que votre texte est inspirant...
     Desolée de vous avoir frustré
     Amitié, Caro.
Nov. 5