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    September 10

    Histoire d'erreur.

    Il est tard.
    Trop tard pour se coucher à l'heure.
    Tant pis pour le travail.
    Tant pis pour tant d'autres choses.
     
    Tant pis pour l'équilibre durement acquis.
    Il est tard, et je me tue de vieilles lettres d'amour.
    Et tuer est un mot faible.
     
    À chaque fois,
    mes yeux passent un "toujours" un "parfait" un "à jamais",
    les mots plongent,
    vrillent ma chair jusqu'à une écoeurante odeur de brûlé,
    éclatent mon plexus solaire en tordant les nerfs...
     
    Je me fout par terre,
    je ruisselle.
    À genoux, à court de mots.
    La vie vide.
    Terreur d'un nombre que j'écarte parfois,
    et qui revient, triomphant,
    plus présent à chaque fois.
    Plus réel.
    Qui m'arrache quelques années à chaque fois.
    Et un jour ne m'en restera plus.
     
    Et un jour, j'abdiquerai,
    comme tout ces foutus abdiqueurs anonymes, satisfaits,
    et cette possibilité me remplis d'une innommable horreur,
    viscérale, à me donner des hauts le coeur.
     
    Forcé à me lancer, coeur perdu,
    à aimer comme un imprudent,
    terrorisé par le temps qui passe.
     
    Peur que le coeur finalement se lasse et s'essouffle....
     
    Et là...
    Là j'aurai vraiment tout perdu.
    Ne restera rien de ce que je suis, là, maintenant,
    et je m'en fouterai. Mort.
     
    Bientôt minuit.
    Le minuit d'une autre journée exactement semblable et inutile comme les autres.
    Le glas d'un rien qui prends des allures de tout.
     
    Vous voulez me torturer?
    Moi, c'est la solitude.
    La solitude de ceux qui se sont risqués à promettre,
    ceux assez imprudents pou avoir écris des "toujours", "parfait" et "à jamais".
     
    Je me torture sur l'éthique de verser du savon dans une laveuse.
    Alors survivre à l'amour et son absence...
    je ne suis pas extrêmement bien équipé.
     
    Alors, la prochaine fois que je serai parfait,
    j'aimerais le rester, autant qu'elle le reste pour moi,
    une fraction d'éternité.
     

    Comments (1)

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    Je viens de redécouvrir ton blog que je croyais mort depuis un bout de temps. Merci pour une lecture mélancolique, rêveuse qui fait réfléchir et aussi, bien sur, qui fait rire. Ton orthographe souffre encore tel un oublié, mais, comment peut-on s'inquiéter d'un "s" après un "tu" quand ton texte, par moments, frôle le génie...
    Sept. 12

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